Pour l’Armentiéroise Myriam El Koucko, l’avenir se construit petit à petit.

 

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"Myriam avec ses copines d'Armentières"

Il est loin le temps où cette jeune fille a franchi les portes de la salle de gymnastique de la Jeune Garde d’Armentières. Huit ans déjà…De ces huit années, Myriam El Koucko en a tiré une détermination à toute épreuve qui lui permet, aujourd’hui, d’être considérée comme le grand espoir de la Jean-Bart de Dunkerque.

A son arrivée à la Jeune Garde, les dirigeants du club ont rapidement pris conscience qu’ils détenaient là une gymnaste de grand talent. Malgré tout, ils n’ont pas voulu lui brûler les ailes et ont laissé à Myriam le temps de grandir et de faire son chemin.  « Il m’a fallu peu de temps pour me rendre compte de son potentiel. Quand elle est arrivée chez nous, à 9 ans, on voyait déjà qu’elle avait quelque chose en plus que les autres » ,se souvient Sandrine Batteur, entraîneur à la Jeune Garde.

Avec le temps et les progrès de la jeune athlète, il était évident que, pour réellement faire valoir toutes ses capacités, il lui fallait un challenge à sa mesure. C’est à ce moment là qu’elle prit la décision de poser ses valises dans le club littoral, en accord avec son entraîneur de l’époque, Sandrine Batteur…En 2005, elle prit donc la direction de Dunkerque et de sa section sport études, pour rejoindre l’équipe entraînée par Geneviève Vincke, celle-là même qui a notamment formée Magaly Hars, membre de l’équipe de France de gymnastique. Il est d’ailleurs très aisé de faire un parallèle entre les deux athlètes. Toutes deux sont en effet arrivées à un âge « avancé » à la Jean-Bart (14 ans), et le potentiel de la cadette laisse entrevoir une carrière aussi brillante que celle de son aînée.

Pourtant, tout n’a pas été simple à son arrivée au club littoral. La vie en internat, tout d’abord, a été une découverte pour elle, tout comme la rigueur et la difficulté des entraînements quotidiens (15 heures par semaines) qui n’ont pas été chose facile à gérer.

Mais, chemin faisant, Myriam a trouvé sa place au sein de l’équipe, tout en réalisant d’énormes progrès en très peu de temps. Les résultats de cette saison sont bien là pour le montrer : une victoire aux coupes de France Fédérales FSCF, une participation à la finale par équipe en Nationale 1 avec son club(4e place) et surtout, une marge de progression et une volonté qui laissent augurer pour cette gymnaste un très bel avenir et, pourquoi pas une place en équipe de France ?

Mais comme elle a coutume de le dire, chaque chose en son temps. Myriam sait  qu’il lui reste encore beaucoup de chemin e de travail à faire pour y parvenir. Elle préfère donc prendre les évènements un par un, tels qu’ils se présentent, sans précipitation. Quoi qu’il en soit l’horizon de sa jeune carrière semble bien dégagé.

                                                                          Nicolas Vlerick-La voix du nord
                                                       

                 
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